Ciné-débat : « comment vit-on lorsque l’on est l’enfant d’un monstre ? »

Le Kiwanis Club d’Arlon, sous la présidence de Filipe de Pimentel, vous propose de découvrir en séance spéciale le deuxième long métrage de Vivian Goffette, réalisateur de la province de Luxembourg. La projection se déroulera le vendredi 16 février à 20h au Ciné Espace Arlon (rue de Diekirch, 36 à Arlon) en présence du réalisateur et de  certains acteurs et sera suivie d’un débat animé par Thibaut Demeyer, critique cinématographique, qui dresse ici ses commentaires. 

«Les poings serrés» est une fiction qui n’est pas très loin d’une certaine réalité. Celle d’un enfant de 11 ans dont le père est incarcéré pour avoir commis un meurtre horrible sur une petite fille. Le réalisateur de «Yam Dam» a choisi de positionner son histoire à hauteur de l’enfant. C’est dès lors un choix intéressant et peu courant, donnant au film tout son intérêt.

Lucien, 11 ans, vit avec sa mère et son grand frère dans un village où personne ne semble les connaître. Le jour de l’enterrement de la grand-mère paternelle, Lucien va vivre un choc émotionnel important. Son père arrive au cimetière menotté, entouré d’un nombre important de policiers. La presse est également présente et la foule scande des slogans de haine envers la famille et le géniteur de Lucien. Le jeune garçon ne comprend pas pourquoi autant de haine envers son père. Il décide alors, contre vents et marées, de le revoir. De comprendre ce qu’il s’est passé et espérer obtenir le pardon sincère de son papa. Mais peut-on faire confiance à un manipulateur tel que le père de Lucien ? Privé d’amour, Lucien va tomber dans les filets d’un manipulateur qui se donne l’image d’un bon père incapable d’avoir commis ces atrocités. Lucien est trop jeune que pour prendre le recul nécessaire, pour se rendre compte que son père est loin d’être sincère.

Pour rendre cette histoire la plus crédible possible, Vivian Goffette plonge le spectateur dans une ambiance froide, dénuée d’empathie et sans musique. La seule chaleur humaine ressentie, c’est lorsque Lucien se rend chez le papa de son unique amie, Freddy, propriétaire d’une scierie. Durant 1h30, on ne voit à aucun moment Lucien rire, même sourire. Il est solitaire et silencieux. C’est Yanis Frisch, dont c’est la première apparition à l’écran, qui endosse le rôle difficile de Lucien. C’est lui qui fait de «Les poings serrés» une réussite. à ses côtés, Laurent Capelluto, le monstre, n’a pas eu la tâche facile non plus pour faire transparaitre une certaine crédibilité de séduction vis-à-vis de son fils alors que le spectateur n’est pas dupe de ses mauvaises intentions. «Les poings serrés» n’est pas un film sur l’histoire d’un criminel, ses travers ou les raisons de sa perversité, mais un film sur un enfant qui cherche à faire le deuil de sa filiation et qui en même temps, pose la question «comment vit-on lorsque l’on est l’enfant d’un monstre ? ».

Informations et réservation : 

P.A.F :  10 €. Réservations : fabienneleger23@gmail.com.
Paiement sur le compte du Kiwanis Arlon : IBAN BE11 2670 0030 3648.
Le paiement vaut inscription.

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