Abondance, c’est l’histoire d’un père et d’un fils qui tentent de survivre face à la précarité.
Dans une Amérique meurtrie par le chômage et la pauvreté, Henry est désargenté. Il vit dans sa voiture avec Junior, son fils de 8 ans, et compte chaque centime pour essayer de subvenir à leurs besoins. Comme un rappel de leur souffrance, les chapitres indiquent l’argent qu’ils ont en leur possession. Leur quotidien est fait de doutes, d’angoisses et de peurs : » Mangeront-ils aujourd’hui ? Pourront-ils se laver ? Et si l’un d’eux tombe malade ? » Mais avec un entretien d’embauche prévu prochainement, Henri pourrait bien s’en sortir… Il doit s’en sortir ! Oscillant entre passé et présent, ce roman, narre la difficile réalité de ceux qui ont tout perdu et d’une Amérique qui ne pardonne rien.
Uppercut littéraire.
Les lecteurs connaissent le sujet, les laissés pour compte, les effacés , les gommés d’une grande puissance mondiale, les USA.
Souvent évoqué dans la littérature américaine.
Je pense au dernier livre de Jonathan Dee, « Sugar Street », à celui de Colson Whitehead, « Harlem Shuffle » et à celui de Stephen Markley, « Ohio ».
La jeune génération reprend le flambeau.
Le socle, le meilleur témoignage remonte au cultissime : « Les raisins de la colère » publié en 1939, écrit par John Steinbeck.
Rien ne change pour les plus faibles.
Quel bon titre que « Abondance » pour refléter la misère humaine.
Entrons dans le rythme de ce premier roman.
24 heures dans la vie de Henry, le père d’un garçon qui fête ses huit ans.
Comment vont-ils vivre ensemble cette journée ?
On le découvre dans des chapitres denses entre passé et présent.
Dans tout bon roman américain, les situations s’enchaînent comme dans un scénario de film réussi.
Le style est impressionnant, percutant, magnifiquement écrit, rien ne manque. La psychologie des personnages, leur vécu au quotidien, leur sensibilité et une tendresse ressentie dans nos trippes.
Cette lecture nous est essentielle, on ne peut l’abandonnée.
On en ressort ….enrichis.