Deux fois par an, en mars et en octobre, nous nous posons tous la sempiternelle question « est-ce qu’on avance ou on recule d’une heure ? ».
Un moyen mnémotechnique pour s’en souvenir est qu’en octobRE, on REcule d’une heure et en approchant du mois d’AVril, on AVance d’une heure. Ainsi, dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 mars 2025, à 2h du matin, il faudra avancer les aiguilles de nos montres pour qu’il soit 3h. Mais depuis plusieurs années, un débat ressurgit, doit-on vraiment continuer ce changement d’heure, instauré en Europe dans les années 1970 ?
D’ailleurs, pourquoi avoir mis en place ce changement dans nos fuseaux horaires, deux fois par an ? Instauré dans les pays européens, suite au choc pétrolier de 1973/1974, ce décalage horaire a servi, à l’époque, à faire d’importantes économies d’énergie. En effet, c’était une manière de s’adapter naturellement à l’ensoleillement afin de réduire la facture énergétique, en limitant l’utilisation de l’éclairage artificiel.
Point de plus en plus contesté depuis plusieurs années, la Commission européenne a organisé, en 2018, une consultation en ligne, où 84% des 4,6 millions de participants ont répondu qu’ils ne souhaitaient plus changer d’heure. Cet abandon aurait dû avoir lieu en 2021, mais la pandémie du Covid-19 et les différentes crises ont bousculé les plans et la question n’est plus à l’ordre du jour.
Le sujet suscite pourtant encore la controverse, ses détracteurs pointant du doigt le gain énergétique trop limité aujourd’hui, ainsi que les effets négatifs sur la santé, le sommeil et la sécurité routière. Selon un rapport du Parlement européen, publié en 2017, malgré le faible effort en matière d’économie d’énergie, notamment en raison de la généralisation de l’éclairage à basse consommation, plusieurs effets négatifs, voire dramatiques sont mis en avant, tels qu’un plus grand nombre d’hospitalisations pour des crises cardiaques et AVC, mais également une augmentation des accidents de la route suite au passage à l’heure d’hiver.
Vous l’aurez compris, le passage à l’heure d’été de cette fin de mois ne sera malheureusement pas le dernier, mais il nous permettra, malgré tout, de profiter des lueurs du jour plus longtemps en soirée.