Il y a 4 semaines, certainement aveuglé par l’irrésistible envie de ramener une coupe à la maison, je nous voyais trop beaux. Même si nous n’avons rien à envier aux Italiens à ce sujet, il faut bien dire que, dans le jeu, nous étions loin de l’être… Beau. Non. Par contre, nos maux de départ ont occasionné plus tard quelques bobos plus graves à Kévin et Hazard.
Loin de briller, nos stars n’auront malheureusement pas eu la chance de soulever le trophée, coiffés par des Italiens qui ont fini par repartir avec la coupe. Après nous avoir fait ravaler nos frites légèrement fades… Car, disons-le, cette année, la sauce Martinez n’a pas vraiment prise et laissera un goût amer. Le quart est terminé, on reprend l’avion. Terminé, bonsoir.
De son côté, l’Italie s’est permise d’affronter l’Espagne qu’elle tapa(s) en demi, avant de sortir les Anglais lors de la traditionnelle loterie des tirs au but. Et elle repart avec le ticket gagnant. Loin de se gratter et agréables à regarder, les Italiens auront séduit tout au long du tournoi pour, au final, remporter un trophée attendu depuis 1968.
Si, il y a un mois, j’optais pour une bataille Belgique-France-Angleterre, les Italiens attendaient certainement qu’Insigne les propulse vers l’avant… Ce fût le cas, mais pas que : Chiesa s’affirma également, à l’instar de la charnière de fer composée du duo vieillissant mais toujours présent, emmené par un Mancini taillé pour gagner.
Si l’appétit vient en mangeant, la Squadra nous laisse un peu sur notre faim. On a envie d’en voir plus et on attend déjà avec impatience de les revoir au Qatar, reprendre leur recette et continuer sur la lancée de cet Euro ponctué d’une belle manière pour ne pas dire… Al Dente !
Billet d’humeur signé Steve Manderlier