Un Mussonais vit l’aventure arctique en Laponie

À 29 ans, Jonathan Draize est un vrai baroudeur. Originaire de Musson, le jeune homme s’est très vite découvert une passion pour les voyages. Fin novembre, c’est en Laponie qu’il a posé ses bagages pour devenir, le temps d’une saison, guide d’excursion arctique.  

À la découverte du grand nord finlandais

Découvrir le pays du Père Noël, visiter une ferme de rennes, enfiler des raquettes pour une randonnée dans la neige, voir des aurores boréales… La Laponie finlandaise est un endroit magique pour vivre des expériences uniques. C’est en répondant à une offre d’emploi sur internet que Jonathan Draize est devenu guide d’excursion arctique en Laponie. Dans le grand nord finlandais, il fait vivre aux touristes des expériences hors du commun : « Les balades en chiens de traineau, les aurores boréales et les visites de fermes de rennes sont les activités les plus demandées par les personnes qui viennent ici. » La culture du renne est, en effet, ancrée dans les pays nordiques, mais reste strictement réservée au peuple Samis établit en Norvège, Suède, Finlande et dans certaines zones de Russie «La Finlande est le seul pays où il ne faut pas obligatoirement être Samis pour élever des rennes », souligne Jonathan. « Mais généralement, les visiteurs souhaitent découvrir leur culture, car il s’agit du dernier peuple autochtone d’Europe. » Parmi les autres activités à pratiquer en Laponie, il cite les randonnées en motoneige, les promenades en raquette, la pêche sur la glace ou encore l’ice floating qui consiste en une immersion dans un lac gelé. 

Un ballet de lumières célestes 

En arrivant en Laponie, Jonathan a découvert pour la première fois les aurores boréales. « C’est un spectacle impressionnant à voir et à vivre ». Mais le guide précise que pour en profiter, de nombreux critères entrent en compte. « Dans nos excursions, on explique bien que ce sont des phénomènes qui ne sont pas automatiques. Cela dépend de la météo, de la couverture nuageuse, de l’indice de vent solaire, de la localisation… En quelques mots et de manière très simplifiée, les aurores boréales sont le résultat de l’activité solaire. Le soleil rejette des particules dans l’atmosphère terrestre et lorsque celles-ci entrent en collision avec des gaz, cela génère des éclats lumineux visibles dans le ciel. » Le résultat ? De magnifiques voiles colorés semblant danser dans le ciel. Jonathan se souvient des premières vraies aurores boréales qu’il a pu voir : « Le 8 janvier, on a eu ici à Rovaniemi, une soirée explosive au niveau des aurores boréales. Elles étaient ultra visibles à l’œil nu. On les a vues danser dans le ciel au-dessus de nous dans un mélange de couleurs incroyables. C’était envoûtant et on avait du mal à décrocher son regard d’un tel spectacle. »

La vie polaire

Quand on lui demande ce qui l’a plus marqué lorsqu’il est arrivé en Laponie, Jonathan évoque tout de suite le climat. Avec des températures normales pouvant aller jusqu’à -40°, le froid polaire n’est donc pas un vain mot même si la gestion du froid est complètement différente. « Ici le climat est plus sec, notamment dans une ville comme Rovaniemi, le ressenti est donc différent et avec une bonne couche thermique et un polaire, c’est gérable. Après, si on sort de la ville pour aller pêcher sur un lac gelé, on ne ressent pas du tout les températures de la même manière. » Autre expérience hors du commun, la nuit polaire (Kaamos en finois). Durant cette période, le soleil ne se lève pas au-dessus de l’horizon dans les régions situées au-delà des cercles polaires. « Contrairement aux idées reçues, il ne fait pas nuit noire, il y a une certaine luminosité car le soleil affleure l’horizon, mais rien de comparable à une luminosité normale », explique Jonathan. « Le ciel rose avec des nuances de bleu, de gris, d’orange et de jaune…C’est une atmosphère à la fois belle et étrange ». Si sa saison en tant que guide d’excursion arctique s’achèvera fin mars, Jonathan ne compte pas s’arrêter de voyager. « L’envie est bien présente, mais avec la situation sanitaire, on est contraint d’attendre le dernier moment pour prendre des décisions ». Alors croisons les doigts pour que le Mussonais puisse reprendre la route… et peut-être continuer à nous faire rêver avec ses merveilleux voyages.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article précédent

Les romans de Steve Franckart, en vente sur Inflash.lu

Article suivant

Matho & XAL : Quartier Libre

Total
0
Partager
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.